Focus

Maxppp : le cadre change, le travail reste identique

Rédigé le 16/03/2020
Bogna Romankiewicz


Alors que le confinement lié à l'épidémie de coronavirus se précise, l'agence Maxppp a aussi pris des mesures pour la continuité de l'activité et la protection de ses salariés.
"Ca ne change rien fondamentalement à ce que nous faisons d'habitude", souligne Rémy Le Morvan, directeur de Maxppp.
Dès la semaine dernière, tous ses journalistes de desk et commerciaux ont fini de s'équiper pour pouvoir assumer leurs tâches. Certains quittant le bureau avec une colonne d'ordi sous le bras, un écran sous l'autre.
Le télétravail n'est pas une nouveauté pour l'agence dont le desk est situé à Nice et qui télétravaille depuis sa création en 1991 avec les journaux de la PQR et photographes situés dans toute la France.
Rémy Le Morvan, parmi les premiers connectés, a ainsi pu augmenter la réactivité de l'entreprise pour la diffusion des reportages majeurs en dehors des heures d'ouverture.

 



Plusieurs journalistes étaient déjà en télétravail depuis environ un an, pour diminuer les frais de transports (et le temps !) et de garde d'enfants.

 



Elles (le desk est à 100% féminin) télétravaillent autant sur des missions "isolées" (intégration de nouvelles thématiques issues des collections anciennes de Zumapress, ou piges des photographes) que sur des missions en première ligne (veille de l'actualité, demandes de reportages, indexations et diffusions des photos, et suivi des soirées sportives avec les commandes des journaux).



Avec les préconisations sanitaires contre le covid-19, le télétravail s'est imposé. Une présence continue au bureau avec une permanence rédaction et informatique, mais réduites à leur minimum. Et comme partout, les gestes barrières au bureau à grand renfort de lingettes désinfectantes et de gel hydroalcoolique !



Finalement le plus difficile est de travailler en isolé - "Ce qui m'a manqué c'est le café avec mes collègues", précise Valérie qui travaille désormais avec pour distraction son chat et son enfant... comme plusieurs journalistes.



Chantal, qui découvre le télétravail apprécie déjà la gain de temps de transport. Une réduction de l'empreinte environnementale à mettre en balance avec le fait que deux ordinateurs tournent par personne (un au bureau, un à la maison) et que chacun a bien allumé une chaîne d'informations en continu... Indispensable pour ne pas se déconnecter de l'actualité.
"J'appréhende le combiné semaine asociale et news anxiogènes", admet Bogna, qui, idéalement située en centre-ville de Nice voit la ville ralentir sa cadence.



L'activité de l'agence, réalisée essentiellement sur les photos fournies par les 300 photographes du réseau PhotoPQR, repose en grande partie sur la santé de nos photographes auxquels nous pensons.
Certains photographes sont allés en zone de guerre et de dangers (avec l'armée française au Mali, aux manifestations du printemps arabe), dans des situations parmi les plus insalubres (tsunami de Phuket ou séisme en Haïti), mais ils se retrouvent face au danger sanitaire dans l'Hexagone, par leur travail de terrain.

A tous, à toutes... take care !