[Focus] - Meurtre de Justine Vayrac : les zones d'ombre de la sordide affaire

Rédigé le 28/10/2022
Nola Bettini


Le corps de Justine Vayrac, 20 ans, a été retrouvé sans vie, suite aux indications du principal suspect. Lucas L. a été confondu suite à la disparition de la jeune étudiante, maman d'un enfant de 2 ans.



Mis en examen pour viol, séquestration et meurtre, cet agriculteur de 21 ans est en détention provisoire et encourt la prison à perpétuité. 



D'après des éléments de l'enquête et les proches de Lucas, la victime et le meurtrier présumé étaient "loin d'être des inconnus". 



A l'émission "Touche pas à mon poste", deux amis du mis en cause ont même avancé que Justine serait déjà partie avec Lucas à la fin de soirées, au cours desquelles ils "dansaient" et "fricotaient".



Lors de la nuit qui lui a été tragique, Justine s'était plainte du goût bizarre d'un verre de champagne que lui aurait servi Lucas. Partie vomir vers 4h du matin, la jeune fille avait dit à son ami Théo qu'elle était sûre qu'on lui avait mis quelque chose dans son verre. 



C'est à ce moment que Lucas a offert de rester à ses côtés pour s'occuper d'elle, et qu'ils se reposent sur le parking. Voyant que les deux se connaissaient et rigolaient ensemble, l'ami de Justine les a laissés en prenant toutefois le numéro de Lucas.



Plus tard, la voiture du jeune homme avait disparue, ainsi que Lucas et Justine. Comme réponse aux appels et messages de Théo, inquiet de l'état de son amie, un texto sidérant de son présumé meurtrier : "J'ai autre chose à faire que de penser à ta pote bourrée."



Selon les propos du mis en cause, les deux jeunes auraient eu un rapport consenti. Une affirmation contredite par la mise en examen pour viol. Et pour quelle raison Lucas L. aurait-il donné la mort à Justine en lui assenant selon les constatations plusieurs coups au niveau du visage, dont au moins un avec une arme contondante?  Des analyses sont en cours afin de savoir si la jeune victime a été droguée, ce qui pourrait amener à se poser la question de la préméditation. 



Aucun mobile n'a été avancé par l'avocat du jeune homme, dressant le portrait d'"un jeune équilibré" et sidéré, qui ne comprendrait pas encore bien ce qu'il s'est passé : intégré, avec beaucoup d'amis, et faisant du sport. 



Une description mise à mal par les faits survenus dimanche dernier, mais aussi par des connaissances diverses le décrivant comme quelqu'un de parfois impulsif, expulsé de son lycée à plusieurs reprises pour des bagarres et soupçonné d'avoir volontairement mis le feu à un hangar en 2021. 



Une bien triste affaire en tout cas...



©Photopqr/La Montagne/Stéphanie Para et Justine Bavois, ©Photopqr/La Montagne/Thomas Jouhannaud et ©Photo de l'avis de disparition