[Focus] - Climat : œuvres d’art, bâtiments d'état et grands groupes, opérations chocs des activistes

Rédigé le 17/11/2022
Nola Bettini


Choquer pour sensibiliser, tel semble être le crédo d'activistes climatiques de nouvelle génération.



Plusieurs œuvres d'art connues mondialement en ont fait les frais : "La Jeune Fille à la Perle", "Les Tournesols" de Van Gogh, ou encore "Les Meules" de Monet comptent parmi les victimes. 



Un tableau de Claude Monet, d'une valeur de 76 millions d’euros, a ainsi été recouvert de purée le 23 octobre 2022 par des contestataires allemands du mouvement "Last Generation".  L'acte visait à alerter sur l'inaction environnementale.



Le 14 octobre déjà, deux militantes du groupe Just Stop Oil avaient éclaboussé "Les Tournesols" de Vincent Van Gogh avec de la soupe à la tomate à la National Gallery de Londres.



Trois écologistes du même collectif ont également pris pour cible le 27 octobre 2022 "La Jeune Fille à la Perle" de Johannes Vermeer au musée Mauritshuis de La Haye. 



Protégés par des vitres, la plupart de ces chefs d’œuvres ne sont pas abimés lors des actions, volontairement spectaculaires.



Le secteur de l'art n'est pas le seul à être touché par cette tendance. Sont visés aussi les états et le capitalisme, lorsque ces entités sont parties prenantes de stratégies ne respectant pas l'écologie.



Le 13 juin 2022, des militants de Just Stop Oil ont couvert le bâtiment du Trésor à Westminster de peinture rouge en protestation contre le soutien du gouvernement britannique aux entreprises des secteurs du pétrole et du gaz. 



Sur le magasin Aston Martin de Londres a été pulvérisé de la peinture orange, le 16 octobre 2022.



A Londres,  le 31 octobre 2022 la Banque d’Angleterre a elle-aussi été peinturlurée en orange, et taguée de messages demandant au gouvernement de cesser d'encourager à l'utilisation de combustibles fossiles.



Qui est le suivant ? 



©Epa/Maxppp et ©Zuma/Maxppp